Dans le monde étrange des découvertes |
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| Écrit par Pompei | ||||||
| 04-06-2007 | ||||||
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Je me dirigeais à l'intérieur pour informer mon épouse d'un retard certain, mais d'une situation générale sans aucun problème. Mais à ma grande surprise, les fentes réservées pour la réception des pièces pour créditer ma communication, avaient disparues. A mon étonnement, suivi un instant d'inquiétude. Que faire ? Du regard, et sans quitter la cabine, je parcourais les alentours à la recherche d'une solution. Mes yeux venaient de dépasser la façade austère d'une modeste église romane pour s'arrêter sur celle pas plus glorieuse du bistrot local, que seul le parasol publicitaire planté dans une énorme et vieille comporte permettait de deviner l'existence.
Je traversais la place. Sous une autre
latitude, on aurait pu penser au tournage d'un western sous la direction de
Sergio Après les formules de politesse en usage de tout temps et en tout lieu civilisés, je posais à Madame la limonadière, la question honteuse mais nécessaire : « Pourriez-vous chère Madame m'indiquer le fonctionnement de la cabine téléphonique sise de l'autre côté de la place ? » Je pensais alors, que j'allais entendre le son de sa voix. Que nenni ! Par un tour de force, digne du meilleur contorsionniste de chez Pinder, elle fin un demi-tour sans que son bassin ne frémisse, vers l'étagère situe derrière elle. Avant même que je saisisse toute la portée de l'opération, de sa main grasse et graisseuse elle me tendit « la chose. » Elle ne la lâcha, qu'après m'avoir montré du menton une affichette mentionnant le coût de la dite chose et de sa main libre, emprisonné à tout jamais mon billet de dix francs. A quoi donc pouvait, au regard de mon problème avec la cabine téléphonique d'en face, servir cette plaquette en matière plastique, enfermée tel un bijou dans son écrin, dans un film lui aussi en matière plastique et qui plus est transparent ? Là encore le goitre exemplaire de la limonadière ne permit l'extériorisation d'aucun son. Par son volume et sa rigidité, un doigt menaçant m'indiqua, sur l'objet maintenant en ma possession, la face opposée à celle que je contemplais, semblable à une poule ayant découvert un caneton dans sa couvée.
J'avais dans mes mains « ma première carte téléphonique.»
Depuis ce jour, le monde et mes escapades solitaires en montagne ne furent plus comme jadis. Avant de retraverser la place pour enfin rassurer mon épouse sur mon devenir, je fus un instant tenté d'embrasser une « autre chose », mais je ne sais quel ange gardien m'en empêcha. Alors si certains parmi vous collectionnent les « télécartes », combien je les comprends et les invite à nous faire partager leur passion, osons l'écrire, leur amour.
© Pompéi (Pierre R.......) 3 juin 2007.
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Ce jour était un jour de congé. Un jour
de randonnée solitaire. L'insouciance qui sied à ce genre de situation
vacancière, doublé d'un temps des plus agréable dans un site montagneux et
inhabité, fit que je ne vis pas le temps passer. Quand soudain, je réalisais l'heure avancée
de l'après midi, je me précipitais vers ma voiture et m'en retournai au village
le plus proche. Sur l'unique place, à l'angle d'un bâtiment défraîchi qui d'école
était devenu mairie, une cabine téléphonique se dressait, surgie de nulle part,
telle une oasis en plein désert.
Léone. Entré dans le saloon sans nom, je découvrais un décor sans époque
où seule, perchée sur son tabouret, qui survivait tant bien que mal sous le poids, trônait une
femme sans age mais aux pourtours généreux. C'est dans ce décor inclassable au
sein de la généalogie du commerce que j'allais découvrir un des nombreux et
toujours aussi surprenant « progrès du monde dit moderne. »
« C'est écrit dessus, ... un temps de
respiration ... comment ça marche.» Oui ! Elle avait parlé. « Dieu que
tes œuvres sont grandes.» De cette face, je lisais tout, de long, en large et
même en diagonale, qui, pourquoi, quand, comment, combien d'exemplaires, et
même quand « la chose » allait mourir. Oui, il y avait même une date
au-delà de laquelle elle rendrait l'âme, si une utilisation abusive ne lui
avait déjà été fatale.





