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15 déc 2007

Collectionner les articles de Pêche anciens

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Écrit par Acqua Viva   
14-12-2007

Plutôt que collectionneur, je me définirais comme un « collecteur Halieutique».


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04 déc 2007

Quand vivent les collections

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Écrit par Pompei   
04-12-2007

04-12-2007_131013.jpg

Si une collection, se veut avant tout le « rassemblement » d'objets ou documents sur un thème qui nous est cher, elle peut être aussi à l'origine d'une étude sur elle même et ses « annexes ».

Je m'explique. Pourquoi nous collectionnons, d'où nous vient cette « collectionnite », l'origine dans le choix du thème, ainsi de suite ...C'est ce que j'appelle les « annexes ». Mais il en est deux qui me semblent être vraiment symptomatiques du collectionneur assidu.

 

C'est  dans un premier temps « le désir, doublé du plaisir de faire partager sa passion », ça ressemble presque à une justification de sa « phobie ». Puis de trouver dans cette collection, la source inspiratrice pour un travail de présentation et de mise en valeur de son contenu. C'est généralement ici que le collectionneur est rejoint par ce besoin, ou qu'il est sollicité, pour « pondre des topos sur sa passion ».

Quel plaisir de fouiller dans l'histoire de tel objet ou document, c'est encore mieux quand c'est l'inverse, à savoir que c'est l'objet ou le document qui nous raconte son histoire ou l'histoire tout court. Je vous propose ci dessous, un exemple de ce type de situation.

Conduit à exposer, à la demande du prêtre d'une paroisse de l'Hérault, ma collection d'objets et documents sur le sanctuaire marial de Lourdes, nombreux sont les  visiteurs qui me posèrent des questions qui se résumeraient dans la formule, choisie comme titre d'un ouvrage, par son auteur, l'Abbé Cabane, « Les liens qui unissent le diocèse de Montpellier à Lourdes ».

Quelques jours après cette exposition, je recherchais dans ma collection tout ce qui de près et de loin avait un rapport entre l'Hérault et Lourdes. De mes fouilles, et suite à une compilation chronologique des découvertes réalisées, je pondais le « papier » dont ici, suivent des extraits. Quel mérite ? Aucun, si ce n'est de prouver qu'une collection est vivante.

 

04-12-2007_130841.jpgL'Hérault et le sanctuaire marial de Lourdes, de 1858 à 1939.

Pour mémoire, entre le 11 février et le 16 juillet 1858, Bernadette Soubirous, humble bergère vivant à Lourdes , dans les Pyrénées, aurait reçu dix-huit fois, à la grotte de Massabielle,  la visite de la Vierge Marie.

... Le diocèse de Montpellier fut l'un des premiers à créer historiquement  des liens avec ce sanctuaire, depuis mondialement connu. En effet, dés le début des évènements, des « héraultais » figurent parmi les témoins des « faits qui se déroulent à la grotte de Masabielle ». En juillet 1858, Monseigneur Thibault, Évêque de Montpellier, l'abbé Baudassé, curé de Lunel et l'abbé de Cabrières, en font partie. Les docteurs Dozous et Vergez qui constatent les « premiers miracles », pendant la période même des apparitions, sont issus de la Faculté de Médecine de Montpellier. 

... Pourquoi ces liens ? Car la vie morale étant régie par des lois inéluctables, tout comme la vie physique, lorsque une multitude éprouve des sentiments communs, qu'ils soient patriotiques ou religieux, elle éprouve également le besoin de les manifester en un pieux rendez-vous. Lourdes est ce rendez-vous auquel nombreuses et nombreux furent les héraultais qui, sous la conduite des prêtres de leur paroisse se sont succédés à dans la cité mariale.04-12-2007_130713.jpg

Le diocèse de Montpellier à Lourdes, chronologie.

1858, le futur Cardinal de Cabrières accompagne Mgr Plantier, évêque de Nîmes, aux Eaux-Bonnes (64). Passant par Lourdes, il a « l'honneur inespéré de voir Bernadette ».

1870, les paroisses de St Denis et de ND des Tables de Montpellier offrent le vitrail « le paradis terrestre » pour la basilique ND de Lourdes, plus tard basilique de l'Immaculée Conception, communément appelée basilique supérieure.

1871, offrande à la basilique supérieure d'un ex-voto, un cœur en or, par les fidèles de Béziers.

1872, au lendemain de la guerre de 1870, les diocèses de France se ruent à Lourdes, le notre n'est pas en reste. Le 28 mai, premier pèlerinage officiellement organisé par Béziers et ses environs, présidé par M. Reboul, Camérier secret de SS Pie IX, curé de Béziers. Le Père Elysée, supérieur des Carmes de Montpellier en est le prédicateur.

En cette année d'action de grâce, parmi les 302 bannières qui constituent l'offrande de la France reconnaissante, on note la bannière N°119, offerte par ND de la Consolation de Béziers, la N°151 par ND de la Recouvrance, le collège et la ville de Montpellier, la N°158 par ND de la Mer à Sète, la N°247 par ND de Sue de Montpellier, la N°256 par ND de Lorette de St Gervais sur Mare et enfin la N° 275 par ND du Rouet de Montpellier.

1873, la paroisse Ste Eulalie de Montpellier offre pour la basilique supérieure, le vitrail « Ste Germaine de Pibrac, rappelant la 1ère apparition ». Lunel offre une bannière, Bédarieux et Montpellier, chacun un calice.

1874, année où l'abbé de Cabrières accède au siège épiscopal de Montpellier.

1878, Monseigneur de Cabrières préside son premier pèlerinage en temps qu'Évêque de Montpellier. Les annales de ND de Lourdes notent le succès de ce pèlerinage malgré l'épreuve du phylloxera qui vient de frapper le vignoble héraultais.

1885, le comité ND du Salut, créé à Montpellier, organise les premiers trains pour pèlerins malades sous l'impulsion de l'abbé Brunel, curé de St Martin de Londres.

1892, Vicaire à St Alexandre de Bédarieux, l'abbé J.J. Crébassol conduit ses fidèles à Lourdes. Il en sera un des plus ardent et fervent pilier.

Du 20 au 24 août 1897, noces d'argent (25 ans) des Pèlerinages Nationaux. Mgr de Cabrières préside la messe pontificale d'action de grâces et en sera le prédicateur.

1898, c'est l'abbé Graffinol, curé de St Joseph de Sète, qui couronne la statue de la Vierge de la grotte.

1899, Monseigneur de Cabrières vient à Lourdes « rendre grâce » à l'occasion du 25ème anniversaire de sa nomination d'évêque, 5.000 pèlerins et 100 prêtres l'accompagnent

1904, l'abbé Crébassol, curé de Ste Madeleine de Béziers devient directeur du « Pèlerinage National ». .

1907, le témoignage d'un pèlerin nous apprend, qu'un voyage en train, de Montpellier à Lourdes dure en moyenne une quinzaine d'heures. Le train arrivait à Lourdes depuis 1866.

1908, Monseigneur de Cabrières dépose au cours du procès de l'Ordinaire de Bernadette. Le diocèse de Montpellier envoie six trains spéciaux à Lourdes. L'abbé Cabane participe pour la première fois à l'organisation de pèlerinages locaux.

1912, Monseigneur de Cabrières est fait cardinal.

Du 7 au 12 juillet 1913, le Cardinal de Cabrières se rend à Lourdes et convie « le diocèse tout entier à se joindre à lui pour un acte de solennelle reconnaissance suite à sa nomination cardinalice ».

Dix mille fidèles l'accompagnent. De plus, c'est le soixantième anniversaire de son ordination sacerdotale. En hommage et avec le généreux concours des héraultais, le diocèse offre au sanctuaire marial une statue de St Roch, patron de Montpellier. « Cette même année, son Éminence se fait l'interprète des félibres de Montpellier pour que soient gravées sur le socle de la statue de la Vierge de la grotte, les paroles de la Dame, Que soy era Immacoulada Counception ».

1914, le pèlerinage, projeté pour les 19 au 25 août et comptant vingt cinq trains spéciaux, n'aura pas lieu, la guerre ayant été déclarée le 1er août.

Le 12 octobre 1916, accompagné de son auxiliaire, Mgr Halle, de ses cinq archiprêtres, de plusieurs doyens, aumôniers, curés et d'une centaine de ses diocésains, le Cardinal vient demander à Lourdes « une prompte cessation de la guerre en cours ».

1918, le Cardinal de Cabrières dépose à nouveau en faveur de la béatification de Bernadette. En cette année du 60ème anniversaire des apparitions, c'est Mgr Halle, auxiliaire du Cardinal, qui est le prédicateur des cérémonies.

Le 29 juin 1919, le Cardinal de Cabrières est avec ses ouailles à Lourdes pour rendre grâce à Marie pour la fin glorieuse de la « der des der ». Il est le premier des évêques français à venir « remercier la Mère Salvatrice de la France, fille aînée de l'Église ».

1921, malgré la chaleur torride qui règne à Lourdes, le cardinal de Cabrières âgé de 91 ans préside la procession du Saint Sacrement et célèbre une messe dans la nuit. Le 21 décembre de la même année, il rend son âme à Dieu.

30 novembre 1922, Mgr Mignen prend possession du siège épiscopal de Montpellier.

Du 2 au 7 juillet 1923, quatre trains spéciaux, au départ de Montpellier, Béziers, Sète et Paulhan, conduisent vers la cité sainte 2.500 pèlerins pour le 1er Pèlerinage Diocésain, nouvelle formule, voulu par le nouvel évêque. « Le cadre diocésain était tel chez Mgr que le Pèlerinage National et celui du Rosaire ne furent jamais encouragés par lui. »

Du 21 au 26 juillet 1924, deuxième Pèlerinage Diocésain, nouvelle formule avec 3.000 pèlerins dont 60 malades.

1925, devant l'afflux des pèlerins malades, la création d'un service organisé pour leur prise en charge s'impose. C'est la naissance au sein de notre diocèse, de l'Hospitalité St Roch.

1927, dix neuf bannières identifiant des sanctuaires mariaux du diocèse de Montpellier apparaissent lors des célébrations aux quelles participent les 4.500 pèlerins, dont 100 malades, de l'Hérault.

1929, Mgr Gerlier, nouvel évêque de Tarbes et Lourdes, nomme M. le chanoine J.J. Crébassol , chapelain honoraire de ND de Lourdes.

04-12-2007_131219.jpg1932, Création, par l'Hospitalité St Roch, d'une journée de Lourdes en faveur et au profit des pèlerins malades. Au mois de juillet, ce sont 3.500 pèlerins et 120 malades qui partent pour Lourdes. En septembre Mgr Brunhes succède à Mgr Mignen.

Du 17 au 21 juillet 1933,  cinq mille pèlerins suivent leur nouvel évêque à Massabielle, en cette année où à Rome, le 8 décembre, Bernadette sera canonisée par Sa Sainteté Saint Pie XI.

1934, sous l'impulsion de l'abbé Cabane, le chanoine Crébassol encourage la réalisation de films en 16 mm sur Lourdes, son histoire et ses pèlerinages. Le 20 mars, venue à Montpellier pour témoigner de sa guérison survenue le 21 août 1901, de Gabriel Gargam, postier grièvement blessé en 1899 lors du déraillement d'un train postal à Angoulême.

Du 17 au 20 juillet 1939, deux mois avant que n'éclate la seconde guerre mondiale, cinq trains conduisent en pèlerinage 4.000 fidèles et 120 malades.

Cette chronologie des événements marquants de cette relation Montpellier - Lourdes  a été réalisée grâce à la lecture de livres, cartes postales, lettres, journaux et revues de l'époque et faisant partie de la collection. Elle est suivie du répertoire des communes du département, des personnes connues (prélats, médecins, « miraculés ») ou moins connues, et bien d'autres informations qui comme je le précisais plus haut, témoignent de l'intérêt historique de toute collection.

Le 4 décembre 2007, votre serviteur, Pompei.

 

ICONOGRAPHIE :

1) Carte postale « Souvenir de Lourdes ». datée de 1905.

2) Livret du pèlerin de Montpellier à Lourdes en 1913.

3) Insigne du Pèlerinage diocésain de Montpellier.

4) Carte postale présentant à Lourdes, la statue de St Roch, patron de Montpellier.

 

 

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20 jui 2007

A 20 ans, le pin's entame une nouvelle vie

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Écrit par pins   
20-07-2007

pins.gifSi les experts en généalogie se penchaient sur les origines du pin's, ils lui chercheraient sans doute des ancêtres du côté de la médaille, du badge ou des insignes montés sur une tige filetée qui se fixaient à la boutonnière à l'aide d'un écrou. Faute de registre d'état-civil fiable, la tâche serait bien plus rude pour tenter de déterminer sa date de naissance précise. L'association Pin's Collection et la ville de Louviers ont choisi l'année 2007 pour célébrer son vingtième anniversaire. 1987 est en effet considérée par les spécialistes comme l'année des prémices de la pin'smania qui s'empara de la France au début des années 90, pour devenir un phénomène de société incontournable, opposant les « pro » aux « anti-pin's » sous l'œil stupéfait et complice des médias.

 

Ne nous trompons pas, les pin's mis en circulation en 1987 ne peuvent pas être considérés comme les pionniers de cette formidable épopée. Reconnaissable à l'attache papillon qui permet de le déplacer d'un simple geste, du revers de la veste à la visière de la casquette, ce signe ostentatoire d'appartenance à une entreprise, une communauté ou une passion a d'abord conquis les Etats-Unis. Il s'imposa en 1984 aux Jeux Olympiques de Los Angeles, après avoir pris son envol quatre ans plus tôt à Lake Placid en Californie.

 

Des JO de Grenoble à Roland Garros

 

En France, de nombreux pin's sont antérieurs à 1987. La maison Decat, bien connue des collectionneurs, en signa un ancêtre pour le compte de l'ORTF aux Jeux  Olympiques de Grenoble en 1968 ! Dès l'origine, l'épinglette, comme on l'appelle joliment au Québec, a choisi le sport comme terrain privilégié. Pas étonnant qu'elle ait choisi le tournoi de tennis de Roland Garros pour se lancer à l'assaut de l'hexagone.

Nommé à la tête du marketing du temple de la terre battue en 1986, Gilles Bertoni est considéré comme le premier vecteur de cette terrible épidémie en France.  « J'ai cherché quel présent offrir à des entreprises prestigieuses qui étaient nos partenaires de longue date, se souvient-il. L'idée m'est venue avec un joli pin's en forme de paon arc-en-ciel qui m'avait été offert par la chaîne de télévision américaine NBC. Je l'ai épinglé sur ma veste et je me suis surpris à le déplacer d'une veste sur l'autre quand j'en changeais. Je portais le signe de communication d'une entreprise privée et j'en étais fier ».

Dès lors, Gilles Bertoni a compris le formidable potentiel de ce petit bout de métal monté sur épingle. Encore fallait-il imposer ce point de vue. « J'en ai parlé à mon ami Nicolas Arthus-Bertrand dont l'entreprise fabriquait des médailles, poursuit l'ancien responsable du marketing de Roland Garros. Il n'y croyait pas. Ne fais pas de pin's m'a-t-il répondu. Ça ne marchera jamais ». On connaît la suite ! Y compris pour la société Arthus Bertrand qui s'est imposée comme le plus prestigieux de tous les fabricants de pin's français. Il a toutefois fallu démarrer avec des broches sur l'Open de Bercy, avant de voir le pin's, plus commode à manipuler, s'imposer sur la terre battue de Roland Garros ! Gilles Bertoni n'en est toujours pas revenu. Tout le stock est parti en quelques jours, voire quelques heures. « à une époque, nous avions presque plus d'interviews de chaînes de télévision et de magazines étrangers sur le pin's que sur le tournoi proprement dit ! »

 

De la boutonnière à la vitrine

 

Attisée par les médias, la mode s'est propagée comme une traînée de poudre. Le support de communication, conçu comme un signe de reconnaissance et d'appartenance s'est muté en objet de convoitise, sujet de toutes les spéculations. La machine était lancée. Plus rien ne pouvait l'arrêter. Faire la razzia sur les paquets de nouilles, se goinfrer de pop-corn, s'abonner à un magazine, choisir la bonne station pour faire son plein d'essence... Tous les prétextes étaient bons pour accrocher de nouveaux pin's sur son gilet, dans son classeur ou sur son tableau en liège.

C'est l'un des paradoxes de ce succès foudroyant. En devenant un objet culte, le pin's a tourné le dos à sa vocation initiale. Impossible de le porter sur soi, sans être la cible de toutes les convoitises. Celui qui en arborait un à la boutonnière était sollicité du matin au soir. Les paquets expédiés par la Poste disparaissaient mystérieusement dans les centres de tri. Fruit de tous les désirs et de toutes les surenchères, le pin's a déserté notre garde-robe pour se cacher au fond de nos placards. En quelques mois, il s'était imposé comme un objet de collection à part entière, rivalisant d'égal à égal avec des valeurs sûres ancestrales comme le timbre poste ou la monnaie ancienne.

 

Jusqu'à trois revues spécialisées

pins2.gif

 On a compté jusqu'à trois revues spécialisées en France, surfant sur cette frénésie collective. Leur objectif : offrir un aperçu très incomplet des millions de modèles mis en circulation et fédérer les amateurs à la recherche d'échanges et de transactions en tous genres. Pin's Up ouvrit le bal dès le mois de juin 1990, avec un premier numéro de 18 pages, traçant déjà la voie avec Roland Garros, Perrier, Lacoste, Coca Cola et un premier embryon d'argus du pin's en couverture. Pin's Collection fit son apparition dans les kiosques quelques mois plus tard en mai 1991, imité à l'automne par le très éphémère Pin's Passion qui disparut après trois numéros.

On ne comptait plus les foires, les salons ou les bourses aux pin's, faisant le bonheur des acheteurs trop crédules et la fortune des plus malins. Il n'était pas rare à l'époque qu'un pin's double sa valeur chaque fois qu'il changeait de mains ! Au Carré Marigny d'où il fut ensuite refoulé, quelques semaines lui ont suffi pour submerger les paisibles philatélistes. Impossible d'évoquer cette époque sans parler du Bar Romain, à quelques pas de l'Olympia. Jacques Bescond fit de cet ancien fief du porte-clés l'un des rendez-vous les plus branchés du pin's. Il y lança le célèbre « Club des 100 » avec la complicité de Paul-Loup Sulitzer et s'imposa comme l'animateur incontournable des grand-messes du pin's attirant les visiteurs par dizaines de milliers à Villard-de-Lans ou à l'Espace Champerret. Le pin's était alors omniprésent à la une des magazines comme sur les plateaux de télévision.

 

Le feu couvait sous la cendre

 

Le phénomène a connu son apogée en 1992 avec les Jeux Olympiques d'Albertville, avant de retomber comme un soufflé dont la cuisson n'aurait pas été  maîtrisée. Très vite, les rangs des inconditionnels du pin's se sont clairsemés et les modèles acquis à prix d'or ont été abandonnés au fond d'un bocal ou dans la pénombre d'un tiroir. Seuls quelques milliers d'irréductibles qui avaient choisi un thème bien précis pour donner un sens à leur collection, face à la profusion des modèles mis en circulation, ont tenu bon en jetant leur dévolu sur une marque automobile, une grande entreprise, un animal, une discipline sportive... Cette sélection impitoyable a recentré le marché autour de quelques thèmes fédérateurs bien identifiés, autour desquels se concentre aujourd'hui la quasi-totalité des transactions.

Le pin's n'était pas mort, mais quasi-agonisant quand le premier Salon international a vu le jour à Louviers en 2003. « Le feu couvait sous la cendre » écrivait alors Franck Martin. Ce maire visionnaire a eu l'audace de parier sur un objet moribond, pour faire de sa ville normande la nouvelle capitale du pin's à une heure où plus personne ne croyait en son avenir, même dans les rangs des collectionneurs les plus mordus.

Porté par le soutien de ses nombreux partenaires, la force d'Internet et une nostalgie bien ancrée dans le cœur des médias, ce rendez-vous s'est imposé d'emblée comme le nouvel Eldorado des passionnés d'épinglettes. Ils sont plusieurs milliers à s'y retrouver chaque année à la même époque. La cinquième édition qui se déroule le dimanche 7 octobre confirmera que la flamme, ranimée par une poignée de passionnés reprend de l'éclat. Trop vite enterré, le pin's retrouve de la vigueur. D'anciens collectionneurs qui lui avaient tourné le dos renouent avec leur passion et de plus en plus de jeunes se piquent au jeu. Il n'a que 20 ans et fait aujourd'hui figure de miraculé. Mais le pin's repart de l'avant, avec un cœur de jeune homme qui lui ouvre une nouvelle vie. Il n'a pas fini de faire parler de lui !

 

Jean-Paul Adam - Juillet 2007

Président de l'association Pin's Collection

Fondateur du site internet www.pins-collection.com


 

Combien ça coûte aujourd'hui ?

Le pin's se négociaient à prix d'or au début des années 90. Les ouvrages de cotation publiés à cette époque évaluaient couramment les pièces les plus prisées à plusieurs centaines de francs. Il faut diviser ces estimations par cinq ou six, pour avoir une idée de leur valeur de nos jours.

L'immense majorité des pin's mis en circulation n'a plus aucune valeur marchande. Le collectionneur avisé est déjà ravi quand il parvient à dénicher quelques pièces qui lui conviennent sur un tableau de « vrac ». Faute de repères, seule une bonne connaissance du marché permet de trier le bon grain de l'ivraie. Les épinglettes dignes d'intérêt pour les amateurs, du fait de leur thème, de la qualité de leur fabrication et de leur tirage qui ne doit pas excéder quelques centaines d'exemplaires se négocient le plus souvent dans une fourchette de 2 à 5 € l'unité. Les modèles les plus rares peuvent atteindre quelques dizaines d'euros. On a même vu une pièce particulièrement convoitée s'arracher à prix d'or (plus de 800 €) il y a quelques années sur un site d'enchères en ligne. Mais ils s'agit d'un cas tout à fait exceptionnel, pour ne pas dire unique.

Après avoir connu un crack bien plus spectaculaire que celui de la bourse, le marché du pin's s'est terriblement assagi et débarrassé de toute arrière-pensée spéculative. C'est sans doute ce qui fait son charme. Les talents de chasseur pour débusquer les pièces les plus rares priment aujourd'hui sur le compte en banque !

 

 

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20 jui 2007

Le salon de Louviers fête les 20 ans du Pin's

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Écrit par pins   
20-07-2007

salon.gifLa ville de Louviers dans l'Eure (100 km à l'ouest de Paris) s'est imposée depuis 2003 comme la nouvelle capitale du pin's. Le Salon international qui s'y tient chaque année au début du mois d'octobre est le plus gros rassemblement annuel de collectionneurs en Europe. Sa bourse d'achat - vente - échange, installée dans l'enceinte du gymnase Maxime-Marchand, occupe 250 mètres de tables. Soixante exposants professionnels et amateurs, venus de toute la France et de l'étranger y proposent plus d'un million de pin's dans tous les thèmes les plus recherchés. Comme aux plus beaux jours, l'animation est assurée par Jacques Bescond, l'ancien patron du Bar Romain, baptisé à l'époque « le pape du pin's ».

 

 

 

La cinquième édition du Salon international du pin's de Louviers se tiendra le dimanche 7 octobre 2007 de 9h00 à 18h00. Elle célébrera les 20 ans du pin's, apparu en France en 1987 avant de devenir un véritable phénomène de société. Partie du tournoi de Roland-Garros, la « pin'smania » fit la une des médias jusqu'à son apogée à l'occasion des Jeux Olympiques d'Albertville en 1992. La mode est ensuite passée, mais des milliers de collectionneurs continuent à se passionner pour ces petits insignes métalliques. Ils se donnent rendez-vous chaque année à Louviers, autour de leur grand-messe annuelle qui réunit plus de 2 000 visiteurs en quête du Graal de l'épinglette !

 

Plusieurs animations spécifiques viendront compléter le programme habituel, pour fêter dignement le vingtième anniversaire du pin's qui défraya la chronique au début des années 90.

 

Ø  En fin de matinée, tous les participants seront invités à souffler les vingt bougies du gigantesque gâteau d'anniversaire servi à l'issue de la cérémonie inaugurale.

Ø  L'exposition présentée dans l'enceinte du Salon reviendra sur les vingt années écoulées. Elle présentera une large sélection de livres, revues et articles de presse consacrés au pin's. Une exposition de pin's sur les pin's permettra par ailleurs de découvrir les plus beaux spécimen édités pour promouvoir les salons spécialisés, les fabricants et les revues qui ont fleuri autour de ce phénomène de société.

Ø  Le journaliste-chroniqueur de radio et télévision Thierry Marcellin dédicacera son livre « Le prix des choses - Le marché du collectionneur » publié aux éditions Jacob-Duvernet dans la collection des guides France Info.

 

Le pin's officiel est signé Arthus-Bertrand. Financé comme chaque année par le Département de l'Eure, il sera vendu par les membres de la délégation de Louviers de la Croix Rouge Française, au profit de laquelle cet événement est organisé depuis 2003. L'association Pin's Collection qui l'a mis sur pied est attachée à cette dimension solidaire. L'an dernier, la vente aux enchères de la collection de Bruno Lebeuf avait permis de récolter 7 100 euros pour financer la recherche sur la sclérose en plaques.

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23 mai 2007

Bouteilles de Cognac en porcelaine

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Écrit par cewamale   
23-05-2007

alambic Bonjour à tous,

Je me nomme cewamale, je suis administrateur de collector Forum d' échanges et de discussion entre collectionneurs, ouvert à tous

Je suis Cognacaquavitaphiliste, je collectionne les bouteilles de Cognac en porcelaine et uniquement en porcelaine.


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